| Titre : |
L'homme révolté |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Albert Camus, Auteur |
| Editeur : |
Gallimard |
| Année de publication : |
1951 |
| Importance : |
377 |
| Langues : |
Français (fre) Langues originales : Français (fre) |
| Index. décimale : |
843 Fiction |
| Résumé : |
Je me révolte, donc nous sommes", affirme Albert Camus. La révolte est le seul moyen de dépasser l'absurde. Car comme Camus le démontre dans son roman La peste, sortit auparavant quelques années plus tôt en 1947, si la lutte et l'espoir persiste c'est car la révolte est collective. Or le livre est mal reçu, des auteurs comme Francis Jeanson ou Jean-Paul Sartre voit dans l'écrivain français une posture de bourgeois et un essai neutre qui ne tente rien, hormis l'entreprise de contourner les grands mouvements de la révolte, de la révolution française à la révolution communiste de Russie qui surgit au début du XXème siècle. La question demeure : Qu'est-ce que Camus cherche à démontrer dans l'homme révolté ? D'abord que les mouvements de révoltes ne sont pas, pour beaucoup, des mouvements révolutionnaires. Qu'il faut revenir à l'idée et non à l'action pour entreprendre une révolte qu'elle quelle soit. Et que, là où figure un combat mortel entre deux corps sur une terre commune, c'est un combat neutre car le résultat en sera le même. Nous vivrons avec un dominé et un dominant.
Revenir à la source, à la culture du déicide, tracer les grands mouvements de la révolte, du Marquis de Sade à René Char en passant par Nietzsche, Camus dresse un panorama surprenant et ambitieux de l'instinct humain, celui de se battre de manière inénnarable contre sa propre condition. Succédant à l'absurde, la révolte s'impose comme la seconde grande thèse de l'auteur mise en place dans cet essai datant aujourd'hui de 1951. Et si la postérité de Camus ne faiblit jamais, ce texte peut bien prétendre à être le plus important de l'oeuvre de l'auteur... |
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